Petit extra de la première semaine : Formation GALS sur l’égalité homme-femme

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Après une première semaine caractérisée par la découverte et l’épanouissement, Charles, notre agent communautaire, a eu la chance de visiter la communauté de Dirim. Cette opportunité s’est présentée sous le cadre de la formation GALS (Gender Action Learning System), une série d’ateliers de sensibilisation sur les réalités familiales et les améliorations qui sont possibles et envisageables. Alors que le reste de l’équipe terminait son apprentissage en kiswahili à Arusha, c’était une très longue route qui attendait l’élève en politique ainsi que ses accompagnateurs.

On retrouvait sur le siège avant Mme Manu Mwaipopo, directrice des opérations du WUSC en Tanzanie. Cordées sur la banquette arrière, Stéphanie et Jaime préparaient leurs plans pour les entrevues qu’elles s’apprêtaient à mener. Stéphanie Gasana est responsable des communications pour le programme Uniterra. Elle tente de documenter les activités, les projets et les histoires à succès du programme. Jaime Little est une journaliste originaire de Nouvelle-Écosse qui vit à Montréal depuis plusieurs années, œuvrant comme reporter chez CBC pour les nouvelles en rapport aux communautés autochtones. Elle rédige en Tanzanie des articles pour Banza Wire, une chronique hebdomadaire destinée aux fermiers locaux et aux agences de radio agricoles.

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De gauche à droite : Stephanie Gasana, Jaime Little, une participante, Grace et Jumanne, un expert en égalité homme-femme

Finalement, c’est Sadik, chauffeur expérimenté du WUSC, qui manœuvrait le véhicule à travers les routes sinueuses menant à la montée imposante qui longe le plateau du rift africain. Après de longues heures de route et une nuit dans la ville de Mbulu, le groupe arriva enfin à Bashay, un village voisin de Dirim dans lequel se déroulait la formation du GALS. Cet évènement a eu lieu en partie à cause des efforts du financement du GCIUS, qui a mobilisé 1400$ de son budget pour organiser la formation. Charles entra donc en relation avec Grace, l’organisatrice, qui lui expliqua que les premiers jours avaient été ardus et que les premiers ateliers s’étaient révélés plutôt infructueux. Elle témoignait que les hommes du village semblaient être habités par un doute, ou du moins qu’ils étaient perplexes face aux intentions des ateliers et des formateurs. Le défi a donc été de faire comprendre que le but n’était pas de diminuer le rôle de l’homme et de forcer ces derniers à laisser plus de place à la femme. Heureusement, l’atmosphère était complètement différente le vendredi, la tension qu’avait relatée Grace était entièrement dissipée. La raison principale de ce changement de dynamique est que les champions, des bénévoles qui ont eu la formation précédemment, ont souligné l’importance de la collaboration entre l’homme et la femme ainsi que la communication dans le cadre familial. La vie de tous les jours est plus aisée si le travail est fait ensemble et les taches réparties, c’est le message du GALS. Ainsi, comme il était question d’efficacité, d’augmentation des revenus et de la productivité, les idées et valeurs portées par les ateliers semblaient avoir généré un intérêt autant chez les hommes que chez les femmes.

Le dernier jour était axé principalement sur la transmission des apprentissages et sur la diffusion du message. Le mot clé de cette journée était l’engagement, c’est-à-dire que les participants (35 femmes et 30 hommes) s’engageaient à définir les relations personnelles dans lesquelles il serait possible de parler et de partager ces connaissances. Pour certains, la famille représentait la meilleure plateforme tandis que pour d’autres il s’agissait soit du travail ou de l’église, par exemple. La méthode utilisée pour cet exercice était le dessin, résultant ainsi en une multitude de schéma et de portraits différents, uniques.

 

Il était aussi question de la présence féminine dans les comités de construction et les rencontres de village; les hommes présents ont mentionné qu’ils allaient inviter les femmes de la communauté et qu’en tant que mari, ils allaient les laisser participer.

En général, les activités se déroulaient dans le respect et dans le plaisir, notamment avec Kumba, une championne, qui animait le groupe avec une panoplie de danses, de chants et de cris de joie. Que ce soit des femmes, des hommes, des fermiers ou des représentants du gouvernement, les participants ont fortement apprécié la formation, en partie à cause de sa nature informative et qu’elle évitait le catégorique et le ton autoritaire. Stéphanie et Jaime ont eu la chance de recueillir plusieurs commentaires positifs, beaucoup d’entre eux provenant de femmes. Elles précisaient qu’elles appréciaient que le GCIUS mette la femme et son rôle au centre de ses décisions et de son projet. Ces dernières mentionnaient aussi que la formation organisée par Uniterra et les étudiants va avoir un effet positif sur la vie familiale, et ce à long terme.

L’équipe a donc repris la route vers Arusha après cette journée marquée de succès et de grands sourires, eux qui ravissaient notamment le visage de Charles et de ses collègues.

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Participants de la formation GALS à la fin de celle-ci
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