Dernières retouches

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Notre équipe de fundys avec Abuu (à gauche), notre contremaître

Pas le temps pour du tourisme cette semaine, c’est le blitz final! En plus des fermiers et des artisans, tout le groupe a mis la main à la pâte : peinture des portes, graissage des arbres de rotation, mise en place d’enrochement sur les berges du canal, nettoyage du canal, etc. Bref, le travail n’a pas manqué cette semaine !

On a réussi à faire tout ce qu’on voulait faire avant de partir : notre canal possède maintenant 3 ponts et toutes ses boîtes de division de l’eau. Nous avons évasé chaque fin de canal pour diminuer le débit d’eau et éviter l’érosion de la terre à la fin des canaux.

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Fin du canal secondaire #4

Nous avons finalement décidé de contourner la roche à la fin du canal, dû à la difficulté d’obtenir un marteau-piqueur. Après tous ces efforts mis à la détruire, nous avons dû nous rendre à l’évidence : cette roche est incassable par les moyens à notre disposition. Heureusement, nous avions les fermiers cette semaine, qui ont creusé cette partie en un rien de temps. Ils ont également fait un gros travail de creusage sur les berges du canal, pour les mettre en angle et ainsi réduire la sédimentation dans le canal.

Également, la coopérative a été officialisée cette semaine : les papiers sont signés et toutes les femmes ont payé leurs parts dans la coopérative. Suite à cela, des formations sur le leadership ont été données et les femmes ont commencé à travailler la terre. Ça avance bien!

Un petit groupe a dû faire un aller-retour à Arusha durant la semaine pour aller chercher nos plaques commémoratives, nos posters d’entretien du canal et des plantes. Les plantes doivent être plantées demain sur les 600 mètres de canal, des deux côtés : ça s’annonce une grosse journée!

Après le jardinage et la construction des monuments commémoratifs, nous serons fin prêts pour l’inauguration qui aura lieu lundi prochain, lors de notre dernier jour à Dongobesh !

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Le début de la fin

Suite aux deux derniers blogs ayant un aspect plutôt touristique, vous vous demandez peut-être comment avance le travail à Dongobesh. Voici les dernières nouvelles.

Beaucoup de choses se passent en même temps ces temps-ci. On sent que la fin approche. La semaine passée, les fermiers ont terminé leur travail de creusage et de nivelage sur les côtés du canal. Ils étaient bien contents d’avoir terminé et nous aussi, nous étions contents de tout le travail qu’ils avaient accompli dans le cadre de ce projet. Ils devraient revenir seulement la semaine prochaine pour le grand nettoyage du canal et de ses berges.

Notre contremaître et ses artisans ont, eux aussi, bien travaillé ces deux dernières semaines. Les canaux secondaires sont complétés, à l’exception des boîtes de division de l’eau qu’il reste à construire en amont de chaque canal secondaire. Nous sommes encore bloqués sur la grosse roche à la fin du canal principal et presque tout a été essayé : coups de masse, perceuse (pas assez puissante), choc thermique à l’aide d’un feu… Nous allons voir les options qu’il nous reste à Arusha, mais il est possible que nous devrons la contourner.

La saison des pluies est officiellement arrivée à Dongobesh la semaine passée, ralentissant énormément le travail sur le chantier. En effet, dès que la pluie pointe le bout de son nez, on couvre tout et on rentre se mettre à l’abri dans la voiture. Le travail recommence ensuite lorsque la pluie a passé, ce qui peut être assez long! Malheureusement, le ralentissement des travaux sur le terrain nous met dans l’impossibilité de compléter des projets connexes outre la coopérative de femmes.  Nous prévoyons donc mettre nos idées sur papier et possiblement octroyer un budget à notre organisme partenaire, MVIWATA Manyara, afin de réaliser ces projets.

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La pluie qui a fait disparaître un tas de sable dans le canal

Le dossier de la coopérative de femmes a bien avancé cette semaine. En effet, avec l’aide de Komba de MVIWATA Manyara, une rencontre avec les femmes du village de Dirim a permis de sélectionner 20 femmes qui répondent aux critères et souhaitent s’engager dans la coopérative. La semaine prochaine devrait être consacrée à des formations pour les membres ainsi qu’au défrichage de la terre afin qu’elle soit prête pour les semences.

Une visite à l’école secondaire de la région a permis de nous donner quelques inspirations pour le logo de la coopérative et de faire faire une réflexion aux jeunes sur leur vision de la femme du futur.

Il ne nous reste maintenant qu’une semaine afin de terminer l’ensemble du projet. Cela inclut de construire 2 autres ponts (dont un qui est en construction actuellement) et de faire les petites boîtes de division de l’eau mentionnées plus haut. De plus, nous devons construire des deux petits monuments indiquant les informations du projet, un pour le canal et un pour le terrain appartenant à la coopérative de femmes. En dernier lieu, une longue corvée de ménage reste à faire afin de nettoyer le fond du canal et de disposer de tous les matériaux encombrants les berges de celui-ci. Une fois les berges libérées, nous pourrons y planter des végétaux afin de limiter l’érosion de la terre entourant le canal.

P.S. Si vous l’avez manquée, la chronique du Baobab #3 est disponible sur Facebook depuis la semaine dernière. Guettez également la parution de la quatrième chronique du Baobab, qui devrait paraître sous peu!

L’aventure du Kilimandjaro

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Après qu’une moitié de l’équipe soit allée au Serengeti, ce fut au tour de l’autre moitié de profiter d’un peu de vacances et de se rendre au fameux Kilimandjaro.

Le sommet du Kilimandjaro, Uhuru Peak, est le point de plus élevé d’Afrique avec ses 5895 mètres d’altitude. Chaque année, environ 60 000 personnes tentent l’ascension du mont Kilimandjaro et environ 60% de ceux-ci atteignent le sommet. Le plus gros défi de la montagne est le manque d’oxygène dû à l’altitude car le rythme de marche est plutôt lent et les journées, plutôt courtes. Plusieurs routes permettent d’accéder au sommet, mais la Machame est probablement la plus recommandée dû à ses ‘ups and downs’ qui favorisent l’acclimatation. Elle est également moins empruntée que la Marangu Route, qui est plus facile mais qui possède un taux de réussite moins élevé que la Machame.

Nous avons donc commencé l’ascension du Kilimandjaro dimanche, le 19 novembre, pour un trek d’une durée de 7 jours. Le ciel était d’un beau bleu et le soleil brillait haut dans les airs, annonçant une belle première journée. Jamais je ne me suis sentie si naïve : la marche à peine commencée, un déluge tropical nous a frappé de plein fouet. Le temps d’enfiler nos vêtements imperméables, nous étions déjà tout trempés. Pas un morceau de vêtement n’y échappa, pas même les bottes soit-disant imperméables des garçons.

Le déluge continua les deux journées subséquentes, avec les soirs si humides qu’aucun vêtement ne voulait sécher. Notre seul espoir d’avoir des vêtements secs était les 30 minutes de soleil que nous avions le matin en nous réveillant. C’est également à ce moment que nous pouvions profiter de la vue que nous offrait la montagne, avant d’être plongés le reste de la journée dans les nuages et le brouillard.

Heureusement, les journées 4 et 5 étaient de courtes journées, nous permettant d’éviter la pluie de l’après-midi et d’avoir même quelques vues sur le paysage lors de la randonnée. Le ‘timing’ était bon, puisque la quatrième journée débutait avec l’ascension d’une paroi d’environ 250 mètres de haut.

Les vues étaient de plus en plus belles plus la randonnée avançait, car nous nous rapprochions du sommet. Au camp de base situé à 4673 mètres d’altitude (Barafu Camp), les vues étaient tout simplement incroyables sur le sommet.

Finalement, ce fut le moment tant attendu. Lever à 23h00 et départ à minuit pour le sommet.  Après avoir marché tel des zombies dans le froid et la neige africaine pendant environ 5 heures, nous avons atteint Stella Point à 5756 mètres d’altitude. De ce point, nous avions une vue sur le sommet, nous donnant un regain d’énergie pour la fin. Le ciel était complètement dégagé, nous offrant des vues incroyables sur le lever de soleil.

La dernière journée fut le temps de dire un gros merci à toute l’équipe qui nous suivait dans ce périple. En effet, en plus de nos 2 guides, nous avions un cuisinier, un assistant-cuisinier et 9 porteurs! Il est difficile de comprendre pourquoi on a besoin de tant de gens tant qu’on ne l’a pas vécu, mais nous étions bien contents de tous les avoir! C’est vraiment impressionnant de voir les porteurs passer à travers les mêmes passages difficiles que nous, mais avec un immense sac supplémentaire sur les épaules et au double de notre vitesse!

Ce fut une expérience réellement inoubliable pour l’ensemble du groupe et nous le conseillons fortement à quiconque souhaite le faire!

Récit du Serengeti

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Le parc national du Serengeti est une des plus grandes zones de conservation d’Afrique avec une superficie de 15 000 km2. Il est la maison de plus de 1 600 000 gnous, 250 000 zèbres, 3 000 lions, 12 000 girafes, 300 000 gazelles, mais seulement 6 rhinocéros. Ces derniers ont été caractérisés d’espèce extrêmement menacée à travers le monde. Les causes principales de son déclin sont la destruction de son habitat et le braconnage. C’est avec cette réalité en tête, la séparation entre l’homme et la nature, que quatre membres du GCIUS se dirigent vers le Serengeti. Trois nuits de camping et quatre jours de safari offrent aux membres une expérience unique.

Le transport s’est fait de Dongobesh à Karatu par autobus, un landcruiser qui se remplit de gens à craquer avant de s’aventurer pour on ne sait combien de temps sur les routes précaires de la Tanzanie. Ensuite, de Karatu au Serengeti, dans la voiture de safari, encore un landcruiser, mais avec un toit ouvrant et des grandes fenêtres et des protections, on y est déjà plus à l’aise.

On est accompagnés d’un guide, Fadili, et d’un cuisinier, Joseph, capable de concocter à merveille autant de l’ugali (plat typique tanzanien à base de farine) qu’un spaghetti bolognaise. On traverse la frontière de la réserve du Ngorongoro puis celle du Serengeti Conservative Area puis celle du Serengeti National Park (limite où plus personne ne peut y vivre). On croise des touristes âgés pour la plupart. Les safaris coûtent cher et sont donc plus fréquentés par des touristes avec des moyens. Avec les relations que nous avons développées au cours des derniers mois, nous avons heureusement obtenu un prix d’ami.

La première impression est faite par un lion bien à l’aise avec la voiture. Il se couche collé sur la porte du véhicule, on n’a qu’à sortir le bras pour le toucher. Le moment d’adrénaline et d’étonnement enclenche un merveilleux sentiment par rapport à ce périple.

Des paysages de plaines avec quelques acacias apparaissent infinis. Cette vue est exactement celle de la savane telle qu’imaginée lorsque l’on pense au paysage classique de l’Afrique. Tout de même, une grande diversité de décors permet à plusieurs types d’animaux d’y vivre.

En saison de migration, les animaux se déplacent vers le sud. Les gnous voyagent avec les zèbres et les gazelles, car ils se complètent ; les zèbres voient bien et mangent les plus hautes herbes alors que les gnous entendent bien et mangent les herbes moyennes et les gazelles mangent les herbes courtes. Les buffles font également partie de ce mouvement, ils mangent les restes. La grosseur de ce groupe ne se mesure pas alors qu’il s’étend jusqu’à perte de vue. Ils se déplacent en une seule ligne, guidée par le pathfinder. Parfois ils marchent, parfois ils courent, ils seront rendus à destination en janvier, à temps pour la période de reproduction.

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La game, la quête du safari est celle du léopard et des rhinocéros. Ces mammifères font partie des big5 (caractérisés par la difficulté à les chasser, par leur puissance et leur trophée (exemple : cornes)) et ils sont les 2 derniers à apercevoir pour avoir vu les 5. Nous sommes servis en léopard, ils dorment dans les arbres. Le rhinocéros reste introuvable. En plus des big5, il existe les ugly5 (phacochère, gnou, hyène, vautour et l’oiseau marabout) et les small5 (musaraigne à trompe, alecto à bec rouge, tortue léopard, fourmilion et le scarabée rhinocéros). Nous arrivons à voir la plupart de ceux-ci.

Le symbole de la Tanzanie est la girafe par sa politesse légendaire, parce qu’elle n’a aucune proie (elle est herbivore) et presque aucun prédateur (sa viande est trop dure). On prend le temps de l’observer amplement. Elle mange sans inquiétude du haut de ses 4 mètres et à l’aide de ses 4 estomacs. Elle est majestueuse.

Au creux de la savane, dans les kopjes (collines où se dressent des rochers), on trouve une famille de lions. La scène rappelle notre film d’enfance avec les petits et les femelles qui mangent pendant que le roi attend son tout du haut de son rocher.

Un léopard utilise le même type de refuge avec ses petits. On les voit de loin, mais suffisamment pour les trouver si mignons. De notre point de vue, ces carnivores sauvages sont seulement de doux félins.

Lorsque la nuit tombe sur le campement, l’expérience change de sens alors qu’on entend les animaux sans les voir. Les lions qui chassent émettent un rugissement sourd au loin, les babouins se chicanent en grognant comme des chiens et les hyènes cherchent les restes de tables très près des tentes en ricanant. Heureusement, un jet de lumière les fait fuir et nous dormons en paix.

 

 

 

 

Effectifs réduits à Dongobesh

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Fiers de vous présenter notre équipe de fermiers!

Alors que la moitié de l’équipe était partie en vacances au Serengeti, le travail continuait de bon train sur le chantier du GCIUS. Malgré la baisse d’effectifs, de bonnes avancées ont été faites, en partie dues aux fermiers qui ont travaillé tous les jours cette semaine. Lundi et mardi pour les roches, nous permettant d’amasser assez de roches pour terminer le projet. Puis les trois derniers jours nous ont permis de terminer le creusage des canaux secondaires. Tout ce qui leur reste à faire, c’est de mettre les côtés du canal à niveau afin de limiter le problème de sédimentation dans les canaux.

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Dernier canal secondaire creusé!

Le travail d’Abuu, notre contremaître, a également bien avancé cette semaine. L’avancement du canal principal est bloqué par la présence d’une roche d’environ 2 mètres, mais la dalle et les murs sont complétés jusqu’à ce point, environ 30 mètres avant la fin. Le bétonnage des canaux secondaires a commencé cette semaine, entamant une nouvelle étape dans le projet. Également, le premier pont a été coulé, mais il reste encore à le peaufiner.

Pour la moitié de l’équipe restée à Dongobesh, la fin de semaine n’a pas été de tout repos. Une grosse journée de travail nous attendait samedi : Louis-Philippe a dû aller à Babati pour gérer la livraison qui n’arrivait pas et les deux autres ont travaillé sur le chantier la majeure partie de la journée.  Nous avions également d’autres plans pour la journée : nous étions invités à un mariage et plusieurs avaient fortement insisté pour qu’on  y assiste. C’est finalement en début de soirée que nous y sommes parvenus, mais on voyait déjà des gens sur le chemin du retour… On pensait l’avoir manqué.

Heureusement, ils nous attendaient. Ils nous ont assis à côté de la table d’honneur et nous ont donné à manger alors que tout le monde avait déjà mangé.  Nous avons eu l’occasion de faire un petit speech et de montrer des ‘moves’ de danse canadiens, comme l’arrosoir (gicleur), le plongeur et la tondeuse.  Je peux vous garantir que maintenant, ils pensent que tous les canadiens dansent très étrangement!

Tous voulaient des photos avec les mzunguus (blancs) et ce fut une vraie séance de photoshoot. Heureusement, la livraison arrivait à l’entrepôt ce soir-là, ce qui nous a permis de se sauver des milliers de photos qui nous attendaient.

Nous avons profité de notre journée de congé dimanche pour aller faire une ‘ride’ de moto jusqu’à un beau coin près de Mbulu, à environ 45 minutes de route. Nous sommes montés en moto sur une colline jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de route, puis nous avons terminé la montée à pied. La vue d’en haut était superbe et nous en avons profité pour pique-niquer et relaxer un peu. La bonne compagnie et la nature nous ont remis sur pied afin de commencer la semaine en force!

Curieux d’en savoir plus sur l’expérience des membres au Serengeti? Attendez au blog de la semaine prochaine, qui devrait regorger de détails sur leur périple!

Quelques complications

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Comme si ça se passait un peu trop bien ces temps-ci, nous avons eu quelques complications cette semaine. En effet, nous étions supposés avoir les fermiers les quatre premiers jours de la semaine, toutefois une vache a été volée dans le village, plongeant tout le village dans l’état d’urgence. Ils ne sont donc pas venus mercredi ni jeudi, les journées durant lesquelles ils devaient aller ramasser des roches. Cela a eu un grand impact sur l’avancement de la construction car sans roches, il est assez difficile de fabriquer les murs de maçonnerie. Il va sans dire que cela a également retardé nos travaux de creusage.

Heureusement, il restait assez de matériaux pour faire avancer les travaux en fabriquant de la dalle de fond et des murs. Il nous reste environ 40 mètres de dalle à couler et 70 mètres de murs à construire pour le canal principal. Celui-ci devrait être complété la semaine prochaine!

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On voit la fin du canal!

Nous avons eu un autre pépin au niveau des matériaux cette semaine. Louis-Philippe et Corinne se sont rendus à Babati en moto pour aller chercher l’argent nécessaire pour le projet et s’occuper de la livraison des matériaux. Tout s’est bien passé lorsqu’ils y étaient, c’est plutôt après que les choses se sont compliquées. En effet, la livraison n’est simplement jamais arrivée puisque le chauffeur a eu un décès dans sa famille. Louis-Philippe devra donc se rendre de nouveau à Babati, à environ deux heures de route, afin d’organiser une nouvelle livraison.

Dernier problème : nous avons perdu quelques fundys (artisans) cette semaine, dû à des problèmes au sein de l’équipe d’artisans. Notre contremaître, Abuu, est donc en charge d’en trouver d’autres d’ici lundi prochain afin de continuer le travail, déjà bien avancé. Nous espérons que les nouveaux artisans ne nécessiteront pas trop de formation, ce qui nous retarderait dans nos travaux.

Heureusement, il y a eu aussi des bons coups cette semaine. Martin, le directeur de MVIWATA Manyara, est venu nous rendre visite afin de commencer à élaborer les plans au sujet du terrain que nous avons acheté. Selon son échéancier préliminaire, une coopérative de femmes serait créée dans deux semaines et nous pourrions déjà assister à des ateliers de formation avant notre départ, début décembre. Il a également profité de son moment à Dongobesh pour visiter le chantier et discuter avec nous de la logistique de fin de projet. Ça nous a fait réaliser à quel point le temps avance vite!

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Visite de Martin sur le chantier

Un autre moment fort de la semaine a été le soulignement de l’anniversaire de Louis-Philippe, qui a eu 23 ans le 9 novembre. Nous avons essayé de fêter ça en grand, du moins du mieux qu’on pouvait ici, à Dongobesh. Alors qu’il était parti tout l’après-midi en moto pour relaxer, plusieurs sont restés à la maison pour cuisiner et décorer. La thématique de la soirée était Batman, car pour ceux qui l’ignorent, Louis-Philippe a amené 2 T-shirts, 1 pantalon, 1 boxer et 1 ceinture à l’effigie de Batman! Nous avons profité de la soirée pour se faire une bonne poutine digne du Québec, suivie d’un dessert plus que décadent. Nous avons également suivi quelques traditions locales, comme le verre d’eau versé sur sa tête ou le coq en cadeau.

La fin de semaine passée a été utilisée à bon escient : nous sommes restés à la maison et avons relaxé un peu. Alors que certains membres travaillaient le samedi matin pour couler la quatrième boîte de division de l’eau, d’autres faisaient le tour de la ville pour acheter le nécessaire pour fêter l’Halloween. Comme toujours en si bonne compagnie, nous avons passé une belle soirée et on a bien fait rire notre cook, Joseph, avec nos drôles de costumes.

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L’équipe du GCIUS à son meilleur à l’Halloween

Plusieurs membres du groupe ont également profité des derniers jours pour aller monter des collines près du village. Le chemin pour se rendre au sommet était pour le moins compliqué, mais le réel danger n’était pas de se perdre, mais plutôt les nombreuses plantes hérissées d’épines qui se trouvaient sur le chemin. Malgré tout, la vue d’en haut en valait la peine et ça faisait du bien de prendre l’air.

Le calme avant la tempête

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Arbre gigantesque sur la route allant à Dongobesh

C’était le retour au calme cette semaine après le départ de Nathalie. Nous avons travaillé fort sur le terrain pour faire avancer le travail. Contrairement à ce que nous espérions, les fermiers ne sont venus que deux jours cette semaine. Nous avons toutefois pu terminer le creusage des trois premiers canaux secondaires et entamer le creusage du quatrième. Nous avons espoir de terminer bientôt le creusage avant que les agriculteurs nous quittent pour de bon à la saison des pluies!

Trois boîtes de division de l’eau, situées à l’entrée des canaux 2, 3 et 4, ont été coulées cette semaine. Il s’agit d’un travail long et technique qui se divise en plusieurs étapes. Il faut d’abord installer correctement les coffrages, qui sont en plusieurs morceaux séparés. Il est important que tous les morceaux soient à leur place, au bon angle et exempts de saletés. La deuxième partie consiste à mélanger et couler du béton pendant environ 3 heures de temps en tapant sur le mélange pour que les vibrations favorisent l’homogénéité. Puis, après 24 heures de séchage, les coffrages sont enlevés et certaines retouches sont faites avec du mortier afin de masquer les imperfections.

Nous avons profité de la baisse de travail cette semaine pour faire une activité Mindmap (Carte conceptuelle). Organisée par Corinne, cette activité nous as permis de mettre sur papier nos idées concernant les projets connexes que nous pourrions faire afin d’évaluer lesquelles nous ferions. Le groupe s’est divisé en deux équipes, qui ont chacune fait des cartes très différentes, mais tout aussi pertinentes (voir ci-dessous).

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Cartes conceptuelles pour nos projets connexes

Nous avons eu quelques problèmes techniques côté maison cette semaine. D’abord, les pannes de courant se sont multipliées, rendant notre travail par ordinateur plutôt difficile. Puis, nous avons manqué de gaz (pour le four) pendant toute une journée, nous forçant à sortir au restaurant car le marchand n’en avait plus. Finalement, une pénurie d’eau le lendemain matin nous a obligés à aller une fois de plus au restaurant, mais heureusement la situation s’est réglée plus tard en après-midi. Pas toujours facile à Dongobesh!

De la belle visite!

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Un ‘Cow Wash’ où les fermiers lavent leurs vaches situé tout près du terrain

On a eu beaucoup de visites cette semaine. La plus importante fut celle de Nathalie, notre professeure, qui est enfin arrivée à Dongobesh. Nous avons pu faire une visite complète de plusieurs aspects du projet avec elle. Nous avons visité les canaux déjà existants, l’avancement des travaux sur le chantier, la montagne où s’effectue l’approvisionnement en pierres de maçonnerie et la source d’eau en amont. Nous avons également profité de la journée pour faire la pendaison de crémaillère (en avance) du terrain que nous avons acheté pour les femmes par un pique-nique gastronomique.

Un membre de MVIWATA Manyara, notre partenaire local, est venu nous voir cette semaine afin de procéder à l’achat de notre terrain. Nous sommes maintenant propriétaires (à travers MVIWATA) d’une terre en Tanzanie! Nous avons également profité de son séjour à Dongobesh pour se renseigner sur la formation d’une coopérative, l’utilisation possible de la terre et la logistique entourant la terre. Nous lui sommes très reconnaissants pour sa visite!

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Achat du terrain à l’office du village

La journée suivante, c’est un membre du WUSC, notre partenaire canadien, qui est arrivé à Dongobesh.  Il s’agissait de Juma Nne, leur expert en égalité homme-femme, qui est venu faire le suivi de la formation GALS avec Charles.  Il en a profité pour aller poser des questions dans la communauté et visiter une école primaire avec nous. Nous avons conclu avec le directeur de l’école que 2 groupes d’étudiants viendraient visiter le chantier, la date étant à déterminer. Nous en étions très contents puisque nous pensons que c’est une activité qui devrait plaire aux étudiants et qui sait, peut-être les inspirer pour leur futur.

Les étudiants d’Arusha Technical College étaient de retour avec nous cette semaine, avant de devoir retourner à l’école pour leur session débutant en novembre. Ils ont pu voir le bétonnage et ils nous ont beaucoup aidé à gérer la grande quantité de travail que nous avons eu sur le chantier. Emile, un des étudiants, nous a organisé un match de soccer amical(?) contre l’équipe du village de Dirim, où nous travaillons.  Ce fut épuisant mais très agréable, et nous avons pu limiter les dégâts à une défaite de 2-1, ce qui nous a amplement satisfaits!

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Match de soccer contre le village de Dirim – C’était du sérieux avec leurs uniformes!

Les fermiers semblent avoir réalisé l’urgence de terminer le canal cette semaine : ils sont venus lundi, mardi, mercredi et jeudi! Nous avons donc pu enfin terminer de creuser le canal principal et débuter le creusage des deux premiers canaux secondaires (sur un total de cinq). Du côté béton, nous avons profité de cette semaine pour couler les deux premières boîtes de division de l’eau, là où se fait la jonction avec les canaux secondaires.  Nous avons également pu couler la dalle de fond et construire les murs sur 100 mètres.

Nous avons clôturé la semaine en beauté avec un safari avec Nathalie dans le cratère du Ngorongoro (expliquant le retard de cet article). Le parc national se situe dans un immense cratère de volcan éteint, d’une vingtaine de kilomètres de diamètre. La population d’animaux y est incroyable: partout où on posait les yeux, on pouvait voir des zèbres, des gnous, des antilopes… Nous avons eu la chance de voir un étang rempli d’hippopotames et de voir un groupe d’une quinzaine de lionnes.  Nous n’en espérions pas autant!

Nous avons également profité de notre passage dans cette région pour aller voir un village typique de Maasaï.  Cette tribu est parmi les plus connues du pays, de par ses diverses traditions.  Nous avons pu visiter des maisons et assister à des chants traditionnels (le tout étant tout de même destiné aux touristes).  Cela va sans dire que la visite de Nathalie a connu une très belle fin dû à cette journée!

 

Restez à l’affût pour notre deuxième Chronique du Baobab qui paraîtra sur notre page Facebook au courant de la semaine!

Partage de connaissances

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Eau coulant dans notre canal d’irrigation

La semaine sur le chantier a été efficace côté bétonnage et moins efficace côté creusage. En effet, les derniers mètres du canal principal, qui auraient dû être terminés il y a deux semaines, nous causent encore problème dû à l’énorme quantité de roches qui s’y trouvent. De plus, les fermiers n’ont pu creuser quelques heures lundi matin, car ils ont dû répondre à un ‘call’ concernant un vol dans le village.  Heureusement, le bétonnage avance bien.  90 mètres de canal sont complètement terminés et 100 mètres de canal supplémentaires ont maintenant une dalle de fond.  La pluie menace toutefois de ralentir les travaux, puisqu’elle commence à se manifester de plus en plus souvent (1 jour sur 2) pendant quelques heures l’après-midi.

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Fabrication des murs du canal

Nous avons quelques visites cette semaine, dont celle d’un groupe de MVIWATA, notre partenaire local, qui est venu regarder la terre que nous prévoyons acheter et s’assurer que tout était en règle du côté légal. Ceci étant maintenant confirmé et le contrat étant rédigé, l’achat du terrain devrait s’effectuer en début de semaine prochaine. C’est un moment que nous attendons tous avec impatience!

Un membre important du district est également venu nous visiter cette semaine, s’intéressant aux dernières avancées du projet. Puis, nous avons eu la visite tant attendue de Nathalie Roy, une professeure de génie civile qui assure le rôle de superviseure de stage pour le GCIUS. Nous l’avons accueillie à l’aéroport jeudi soir et elle reste avec nous jusqu’à samedi prochain, soit le 28 octobre. Nous avons profité de son passage pour lui présenter les membres du WUSC, l’organisme étant présentement en train de terminer sa semaine de réunion de mi-projet Uniterra.

Nous avons également pu visiter l’Arusha Technical College, où étudient les élèves qui travaillaient avec nous pour les trois premières du projet. Nous y avons rencontré le recteur, le chef de département de génie civil ainsi que deux autres professeurs avec lesquels nous avons pu échanger sur le projet. Nous étions agréablement surpris de constater que la majorité des questions et des discussions concernaient la pérennité du projet et son impact dans la communauté.

 

Finalement, nous avons pleinement profité de notre fin de semaine… pour la plupart. Malheureusement, deux membres du groupe ont eu quelques troubles, les forçant à rester à la maison pour la fin de semaine.

Pour le reste du groupe, nous avons profité de notre samedi pour visiter le parc national du Tarangire. Il s’agit d’un parc plus grand que le premier que nous avons visité, réputé principalement pour ses éléphants et ses baobabs. Nous avions une voiture à toit ouvrant, dans laquelle nous pouvions nous mettre debout sur nos sièges pour profiter pleinement de la vue sur le parc. La concentration d’animaux était nettement plus élevée que dans le parc Manyara, ce qui nous a permis de voir beaucoup d’animaux, dont des lions et des guépards. Nous étions aux anges!

Le dimanche a été consacré à une toute autre activité : la visite d’art rupestre à Kolo, vers le centre de la Tanzanie. Pour ceux qui se le demandent, l’art rupestre représente l’ensemble des peintures réalisées il y a des milliers d’années par les communautés indigènes qui habitaient la région. Malgré la route qui était dans les pires que nous ayons vécus et la guide qui ne donnait que l’information nécessaire, la visite fut intéressante et nous avons eu droit à des belles vues sur le paysage environnant.

 

P.S. Prévoyez déjà un retard dans le blog de la semaine prochaine, puisque nous prendrons la journée de vendredi à faire un safari dans le cratère du Ngorongoro avec Nathalie.

Semaine agitée après un weekend tranquille

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Un bel arbre en floraison à Dongobesh

Désolé pour le retard, mais cette semaine fut une grosse semaine de travail pour le GCIUS. Sur le chantier, nous avons commencé l’érection des murs du canal, composés de grosses pierres et de mortier. Puisque chaque roche est choisie avec soin afin de limiter les espaces et réduire la quantité de mortier à appliquer, la tâche est assez longue et ardue. Les journées commencent à 6h30 le matin pour se terminer vers 18h00 le soir. Heureusement, nous faisons deux équipes afin de couper la journée de 12 heures en moitié.

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Construction des murs du canal principal

Comme pour nous rajouter de la pression, la pluie a commencé à se pointer le bout du nez cette semaine. Nous savons que notre temps nous est compté avec les agriculteurs, puisque leur priorité sera de cultiver leur champ lorsque la saison des pluies débutera. Et les quelques mètres qui restent à creuser sur le canal principal nous causent problème dû à l’immense quantité de roches qui s’y trouvent. Nous avons toutefois espoir de terminer le canal principal cette semaine pour commencer avec les canaux secondaires la semaine prochaine.

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La fin du canal est assez rocailleuse

Ce fut également une grosse semaine chez nos partenaires. En effet, notre partenaire local, MVIWATA Manyara, organisait sa réunion annuelle. Nous étions donc quelques-uns à faire acte de présence, mais ce qui s’y déroulait ne nous concernait guère : assurance santé et comptes bancaires pour les agriculteurs, le tout en kiswahili.

Nous avons reçu la visite d’un membre important du WUSC la journée suivante. Il est présentement en Tanzanie pour la rencontre de mi-projet du programme Uniterra, qui se déroulera à Arusha la semaine prochaine. Lors de sa visite sur le chantier, ses collègues du WUSC et lui ont soulevé quelques points importants à considérer. Leur visite nous a été très utile et nous leur étions reconnaissants d’avoir fait toute cette route pour venir nous voir.

La fin de semaine s’est déroulée pour la première fois dans le confort de notre maison.  Nous en avons profité pour fêter l’Oktoberfest le vendredi soir et relaxer le reste de la fin de semaine.

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L’équipe du GCIUS fête l’Oktoberfest!

Nous avons également profité de la fin de semaine pour faire une toute nouvelle acquisition : nos poules! Depuis le temps qu’on en parlait, nous en avons finalement eu trois. Peut-être que d’autres s’en suivront… c’est à voir!